Né en France en 1961, Philippe Flichy y a étudié jusqu’à la fin du lycée avant de poursuivre sa formation en systèmes d’information de gestion et en informatique dans des universités réputées du nord-est des États-Unis. Il a appliqué ces connaissances à un concept de spectacle artistique immersif, interactif et en direct, produisant et dirigeant plusieurs créations novatrices.
De retour en France à la fin des années 1980, il a commencé à enseigner le concept émergent d’expérience utilisateur multimédia comme intervenant dans de grandes universités, tout en dirigeant une petite entreprise de recherche et développement. Des échanges entre laboratoires américains, européens et japonais permettaient de suivre les recherches les plus récentes. Parmi ses projets novateurs, l’entreprise a été pionnière dans les réseaux informatiques hétérogènes, le prématriçage de CD-ROM et certains des premiers sites Internet et extranet français. Elle a également été chargée de concevoir une approche de navigation dans l’information pour la nouvelle Bibliothèque de France. Cette navigation reste une passion, et il souhaite poursuivre ses recherches au sein de l’Institut.
À la fin des années 1990, il est retourné aux États-Unis pour diriger l’« info-diffusion », l’intranet des Jeux olympiques de Salt Lake City de 2002, devenu une référence en matière de réalisation informatique dans le monde olympique. Depuis vingt ans, il conseille de hauts dirigeants de plusieurs entreprises du classement Fortune 500 sur la transformation numérique. Entrepreneur, il conçoit aussi de nouveaux modèles d’accès, au bon moment, à une information sélectionnée et des systèmes experts permettant aux ingénieurs de prendre des décisions mieux éclairées, presque en temps réel. Il développe des méthodes de réflexion collective entre disciplines pour construire ces systèmes.
Récemment, il a entrepris d’accompagner les entreprises de taille intermédiaire dans leur organisation afin de mieux protéger leurs données et celles de leurs clients, en utilisant les mêmes méthodes.
Philippe s’intéresse avant tout aux interactions humaines avec la technologie, afin d’enrichir l’expérience de chacun et d’utiliser la machine pour approfondir la réflexion.


